Le 16 juin 2026, le ministre du Travail Jean Boulet a annoncé le lancement des travaux visant l'intégration des kinésiologues à l'Ordre des ergothérapeutes du Québec (OEQ). C'est une étape historique pour la profession : après des années sous la régulation volontaire de la Fédération des Kinésiologues du Québec (FKQ), les kinésiologues seront désormais encadrés par un ordre professionnel officiel. Voici ce que ça change concrètement pour les Québécois.
Ce qui a été annoncé exactement
Le gouvernement du Québec a confirmé que les kinésiologues seront intégrés à l'Ordre des ergothérapeutes du Québec (OEQ) plutôt que de créer un ordre distinct. Cette décision fait suite à une analyse approfondie menée par l'Office des professions du Québec, qui a comparé plusieurs scénarios selon des critères de protection du public, de cohérence des pratiques et d'orientations gouvernementales.
Selon le communiqué officiel, ce choix repose sur « une proximité importante des interventions cliniques, notamment en matière de maintien et de réadaptation des capacités fonctionnelles ». Autrement dit : kinésiologues et ergothérapeutes partagent déjà une base scientifique et clinique commune, et leur regroupement favorise la collaboration interprofessionnelle.
Pourquoi c'est une bonne nouvelle pour le public
Jusqu'à maintenant, le titre de « kinésiologue » n'était pas légalement protégé au Québec. N'importe qui pouvait techniquement s'auto-proclamer kinésiologue, même sans diplôme universitaire. La FKQ jouait le rôle de garde-fou volontaire, mais sans force légale.
Avec l'intégration à un ordre professionnel, plusieurs protections concrètes entrent en jeu :
- Titre protégé par la loi : seuls les professionnels dûment inscrits à l'ordre pourront se dire kinésiologues. Fini les impostures.
- Code de déontologie officiel : obligations éthiques encadrées, mécanisme de plaintes formel, syndic d'enquête.
- Formation continue obligatoire : les kinésiologues devront maintenir et actualiser leurs compétences comme tout ordre professionnel.
- Assurance responsabilité collective : encadrée par l'ordre, avec des standards uniformes.
- Inspection professionnelle : les pratiques cliniques seront périodiquement inspectées pour garantir la qualité.
Concrètement, un client qui consulte un kinésiologue aura désormais les mêmes garanties de qualité et de recours que lorsqu'il consulte un physiothérapeute, un ergothérapeute ou une infirmière.
Impact sur les remboursements d'assurances
Bonne nouvelle : la majorité des assureurs privés au Québec (Sun Life, Manuvie, Canada Vie, Desjardins, Beneva, Croix Bleue, iA) remboursent déjà les services des kinésiologues membres de la FKQ. L'intégration à un ordre professionnel devrait consolider cette couverture et, dans plusieurs cas, l'élargir. Les régimes collectifs qui excluaient encore la kinésiologie n'auront plus de raison valable de le faire une fois la reconnaissance officielle en place.
En attendant la finalisation des travaux, les reçus émis par un kinésiologue membre de la FKQ restent valides pour les remboursements en vigueur. Vérifiez toujours auprès de votre assureur.
Kinésiologue et ergothérapeute : quelle différence ?
L'intégration au même ordre ne signifie pas que kinésiologues et ergothérapeutes font le même travail. Leurs champs d'expertise restent distincts et complémentaires :
- Le kinésiologue : spécialiste du mouvement humain, de l'entraînement adapté et de la prescription d'exercices. Il intervient dans la prévention, la remise en forme, le retour à la performance et la gestion des douleurs chroniques par l'activité physique.
- L'ergothérapeute : spécialiste de l'occupation et de la fonction dans les activités de la vie quotidienne. Il intervient auprès des personnes ayant des limitations fonctionnelles pour maintenir leur autonomie.
Le regroupement des deux professions au sein d'un même ordre crée un pôle solide autour de la réadaptation fonctionnelle et du maintien des capacités physiques — un atout majeur pour les clients qui bénéficient souvent des deux expertises en parallèle.
Ce qui ne change pas chez Mon Entraîneur Privé
Nos kinésiologues sont tous diplômés universitaires et membres actifs de la FKQ. Nous accueillons cette annonce avec enthousiasme : elle confirme la valeur scientifique et clinique de notre profession, et elle rehausse les standards pour l'ensemble de l'industrie.
Pour nos clients, rien ne change dans l'immédiat : les séances à domicile, la qualité de l'accompagnement, les reçus admissibles aux assurances et l'expertise de notre équipe restent les mêmes. Ce qui change, c'est le cadre légal qui nous protège tous — clients et professionnels — et qui rend la profession encore plus crédible aux yeux du réseau de la santé.
FAQ
Quand la loi entrera-t-elle en vigueur ?
L'annonce du 16 juin 2026 lance officiellement les travaux d'intégration. Le processus législatif et réglementaire prend généralement de 12 à 24 mois. Les modalités précises (examens d'admission, transition des membres FKQ, règlements internes de l'OEQ) seront précisées au cours des prochains mois par l'Office des professions du Québec.
Est-ce que les kinésiologues actuels devront repasser des examens ?
Ce n'est pas encore confirmé, mais historiquement, lors de l'intégration d'une profession à un ordre, un mécanisme de reconnaissance des acquis est mis en place pour les professionnels déjà en pratique et diplômés. La FKQ et l'OEQ travailleront ensemble pour assurer une transition harmonieuse.
Comment vérifier si mon kinésiologue est légitime aujourd'hui ?
En attendant l'entrée en vigueur officielle, vérifiez que votre kinésiologue détient un baccalauréat universitaire en kinésiologie et un numéro de membre actif auprès de la FKQ. C'est actuellement le meilleur gage de qualité et de reconnaissance par les assureurs.
Est-ce que le prix d'une séance va augmenter ?
L'intégration à un ordre professionnel n'a pas d'impact direct sur les tarifs. Chez Mon Entraîneur Privé, nos tarifs restent transparents et compétitifs. Les services de kinésiologie sont taxables (TPS et TVQ applicables).
Source officielle : Gouvernement du Québec, communiqué du 16 juin 2026, Office des professions du Québec.




